#ParlonsVrai : un nouveau président pour le Parlement européen, pourquoi faire ?

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L'Italien Antonio Tajani, élu président du Parlement européen, à Strasbourg, le 17 janvier 2017.

L’élection de Monsieur Tajani à la tête du Parlement européen n’est pas une surprise. Le PPE auquel il appartient est le parti qui compte le plus de députés du Parlement et depuis des décennies, le pouvoir est partagé entre le groupe socialiste, S et D et le PPE, parti d’une droite assez conservatrice.

Ce partage du pouvoir qui se fait bien évidemment au détriment des autres mouvements politiques est une des difficultés du fonctionnement du Parlement européen. Le changement se fait à mi- mandat. Le précédent président Martin Schultz était socialiste et nous sommes donc dans la droite ligne du passé avec l’élection d’un président du PPE.

Alors, pourquoi y avait-il un suspens et que traduit cette élection ? Le suspens est né en réalité de la qualité assez médiocre des deux principaux candidats, Monsieur Tajani et Monsieur Pitella. Une candidature de Guy Verhofstadt aurait pu peut-être troubler la donne même si le groupe libéral et démocrate (ALDE) n’est aujourd’hui que le cinquième groupe du Parlement. Mais cette candidature a été retirée après que le candidat ait fort piteusement envisagé d’intégrer dans son groupe le mouvement cinq étoiles auquel les autres groupes préalablement consultés par ce mouvement avaient opposé une fin de non-recevoir. Les mathématiques l’ont emporté et Monsieur Tajani a gagné. Ce fondateur de Forza Italia, proche de Berlusconi, a été commissaire à l’industrie et aux Entreprises . Il a été élu alors qu’il est mis en cause dans le cadre du scandale Volkswagen au motif qu’il aurait été parfaitement au courant de la situation dès 2011. Visiblement, cette «casserole» n’a pas été suffisante. La santé de 500 millions d’Européens a probablement pesé moins fort que les intérêts des grands constructeurs automobiles…. Intérêt au demeurant fort mal apprécié de la catastrophe que représente pour cette industrie le dieselgate.

Ainsi, non seulement les 3 principaux responsables des institutions européennes, Donald Tusk (polonais ), Jean-Claude Juncker (luxembourgeois) et maintenant Antonio Tajani sont des conservateurs de la frange la plus à droite du PPE mais encore deux d’entre eux au moins à savoir le président du Parlement européen et le président de la commission voient planer sur leur tête des doutes très sérieux quant à leur gestion pour avoir couvert et même décidé des politiques éminemment contestables, qu’il s’agisse de la politique fiscale du Luxembourg ou de la couverture des turpitudes des constructeurs automobiles pour cacher des pollutions posant de véritables problèmes sanitaires en Europe.

À une époque où plus que jamais nous avons besoin d’une adhésion de nos concitoyens à un projet européen dynamique, éthique, répondant aux difficultés économiques et sociales mais aussi à la demande de sens, on ne peut que regretter des choix faits de manière bien peu démocratique puisqu’en réalité il ne s’agit que de cooptation ou d’élection au suffrage indirect dans laquelle les partis politiques ont la totalité du pouvoir.

Il est évident que nous ne pourrons répondre avec efficacité à Donald Trump, marquer une cohésion à l’égard de la Grande-Bretagne, redonner une envie d’Europe en promouvant des politiques communes beaucoup plus intégrées, y compris avec seulement quelques pays, que si nous améliorons le fonctionnement démocratique de l’Europe.

Des progrès majeurs sont à faire dans ce domaine et nous ne pouvons qu’espérer que les débats de la campagne présidentielle aborderont aussi cette question.

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Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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  1. […] L'Italien Antonio Tajani, élu président du Parlement européen, à Strasbourg, le 17 janvier 2017. L’élection de Monsieur Tajani à la tête du Parlement européen n’est pas une surprise. Le PPE auquel il appartient est le parti qui compte le plus de députés du Parlement et depuis des décennies, le pouvoir est partagé entre le groupe socialiste, S et D et le PPE, parti d’une droite assez conservatrice. Ce partage du pouvoir qui se fait bien évidemment au détriment des autres mouvements politiques est une des difficultés du fonctionnement du Parlement européen. Le changement se fait à mi- mandat. Le précédent président Martin Schultz était socialiste et nous sommes donc dans la droite ligne du passé avec l’élection d’un président du PPE.Alors, pourquoi y avait-il un suspens et que traduit cette élection ? Le suspens est né en réalité de la qualité assez médiocre des deux principaux candidats, Monsieur Tajani et Monsieur Pitella. Une candidature de Guy Verhofstadt aurait pu peut-être troubler la donne même si le groupe libéral et démocrate (ALDE) n’est aujourd’hui que le cinquième groupe du Parlement. Mais cette candidature a été retirée après que le candidat ait fort piteusement envisagé d’intégrer dans son groupe le mouvement cinq étoiles auquel les autres groupes préalablement consultés par ce mouvement avaient opposé une fin de non-recevoir. Les mathématiques l’ont emporté et Monsieur Tajani a gagné. Ce fondateur de Forza Italia, proche de Berlusconi, a été commissaire à l’industrie et aux Entreprises . Il a été élu alors qu’il est mis en cause dans le cadre du scandale Volkswagen au motif qu’il aurait été parfaitement au courant de la situation dès 2011. Visiblement, cette «casserole» n’a pas été suffisante. La santé de 500 millions d’Européens a probablement pesé moins fort que les intérêts des grands constructeurs automobiles…. Intérêt au demeurant fort mal apprécié de la catastrophe que représente pour cette industrie le dieselgate.Ainsi, non seulement les 3 principaux responsables des institutions européennes, Donald Tusk (polonais ), Jean-Claude Juncker (luxembourgeois) et maintenant Antonio Tajani sont des conservateurs de la frange la plus à droite du PPE mais encore deux d’entre eux au moins à savoir le président du Parlement européen et le président de la commission voient planer sur leur tête des doutes très sérieux quant à leur gestion pour avoir couvert et même décidé des politiques éminemment contestables, qu’il s’agisse de la politique fiscale du Luxembourg ou de la couverture des turpitudes des constructeurs automobiles pour cacher des pollutions posant de véritables problèmes sanitaires en Europe. À une époque où plus que jamais nous avons besoin d’une adhésion de nos concitoyens à un projet européen dynamique, éthique, répondant aux difficultés économiques et sociales mais aussi à la demande de sens, on ne peut que regretter des choix faits de manière bien peu démocratique puisqu’en réalité il ne s’agit que de cooptation ou d’élection au suffrage indirect dans laquelle les partis politiques ont la totalité du pouvoir.Il est évident que nous ne pourrons répondre avec efficacité à Donald Trump, marquer une cohésion à l’égard de la Grande-Bretagne, redonner une envie d’Europe en promouvant des politiques communes beaucoup plus intégrées, y compris avec seulement quelques pays, que si nous améliorons le fonctionnement démocratique de l’Europe.Des progrès majeurs sont à faire dans ce domaine et nous ne pouvons qu’espérer que les débats de la campagne présidentielle aborderont aussi cette question. Corinne LepageVous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.  […]

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