#ParlonsVrai : retour dans la vraie vie pour le nucléaire français

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Le reportage diffusé par France 2 hier soir (regarder le replay ici), malheureusement à une heure bien tardive, sur la gestion de la catastrophe de Fukushima et le comportement particulièrement honteux de l’administration française est extrêmement instructif.

Tout d’abord, en ce qui concerne la gestion de la catastrophe elle-même, le reportage fait état d’une série d’erreurs humaines. En réalité, le problème n’est pas dans les erreurs humaines ; il est en amont. Il est dans l’arrogance et la prétention de l’industrie nucléaire en général, en l’espèce au Japon, mais la situation est identique en France. Cette arrogance consiste à considérer qu’un accident est impossible et par voie de conséquence à ne pas se poser les questions concrètes de la gestion de l’accident si jamais il se produisait. Quelles personnes accepteraient de se sacrifier en prenant des doses de radioactivité pour assumer un fonctionnement minimum ? Comment remplacer l’électricité défaillante et comment faire sans électricité pour trouver des vannes que de très anciens collaborateurs partis depuis longtemps à la retraite connaissaient parfaitement ? Comment faire coïncider les tuyaux et les robinets ? Toutes ces questions doivent être posées si on imagine qu’un accident est possible.

Mais comme l’industrie nucléaire est partie sur l’idée qu’il ne l’était pas, ces questions ne sont pas posées et sont donc sans réponse. L’erreur n’est pas humaine; elle est systémique. Pour prouver que le sujet n’est pas seulement japonais, prenons l’exemple récent de Paluel. Le démontage d’un générateur de vapeur avait fait l’objet de la part de l’autorité de sûreté nucléaire d’une demande d’étude spécifique du risque de chute de ce générateur. Avec son arrogance habituelle, EDF avait refusé de faire l’étude en disant que ce risque n’existait pas. Pourtant, le générateur de vapeur est tombé sur le réacteur, entraînant une mise à l’arrêt pour plusieurs mois, voire peut-être une mise à l’arrêt définitive. De même, le mensonge aux médias comme aux politiques est une donnée constante. Ainsi, apprend-on que Tepco avait caché au premier ministre-au demeurant tout à fait remarquable dans cette affaire-la gravité de la situation et avait envisagé le départ de tout personnel condamnant ainsi l’humanité à une explosion nucléaire majeure. De même, la fonte du corium et la pénétration du radier (qui faisait 8 m d’épaisseur, quand il fait 2 métres après travaux à Fessenheim) a été cachée aux Japonais, pendant de très longues heures. Pour ma part, j’avais retenu de mon voyage au Japon en août 2011 que tout gouvernement confronté à une catastrophe de type Fukushima était en réalité dans l’incapacité de la gérer.

Ainsi, l’évacuation de Tokyo (35 millions de personnes) un moment envisagée a été abandonnée faute de faisabilité. Il faut entendre le premier ministre de l’époque, qui a vécu et qui visiblement a été traumatisé par cette expérience, affirmer qu’il faut abandonner le nucléaire partout dans le monde tant le danger est grand. En revanche, l’attitude des autorités françaises, Philippe Faure, ambassadeur de France au Japon, NKM et l’IRSN mis à part, est tragique et honteuse. Un président de l’autorité de sûreté nucléaire Monsieur Lacoste, qui est aux abonnés absents et demande à l’ambassadeur de ne plus téléphoner. Un ministre de l’industrie et son directeur de cabinet qui adoptent par souci de défendre avant tout l’industrie nucléaire une attitude de contrevérités pour ne pas dire de mensonges. Un Quai d’Orsay qui préfère sacrifier ses ressortissants en les exposant délibérément un risque nucléaire pour sauvegarder ses intérêts économiques alors même que les entreprises présentes sur place ont su adopter une attitude beaucoup plus humaine et normale à l’égard de leur personnel. Enfin, un Président de la République qui a l’outrecuidance de s’imposer au Japon alors que le Premier Ministre estimait ne pas pouvoir le recevoir et qui a cru devoir faire la leçon au prétexte de sauver une industrie nucléaire qui déjà en 2011 périclitait.

Rappelons en effet que depuis 2007, la France n’a pas vendu un réacteur nucléaire à l’étranger. En revanche, et comme à l’habitude, l’effort demandé aux citoyens français de courir des risques au nom de l’industrie nationale, n’a pas été partagé par cette industrie elle-même. Les salariés d’Aréva ont été les premiers à quitter non seulement le site de Fukushima mais le Japon. EDF et Areva qui n’étaient plus persona grata ont mis plus de trois semaines à envoyer du matériel largement inutilisable et qui visiblement a fait honte à l’ambassadeur de France lorsqu’il l’a réceptionné. Quant aux robots qu’Areva voulait envoyer, les Japonais les ont refusés car ils étaient en réalité inutilisables par le personnel japonais. De tout cela, il faut retenir que si le mensonge de 1984 n’a pu être réitéré dans la même ampleur du fait du changement médiatique, la volonté de mentir est restée identique. Et, les propos du directeur de cabinet du ministre Besson étaient affligeants. Il faut mentir et taire la dimension majeure de la catastrophe pour que cela n’ait aucune incidence sur l’industrie nucléaire. C’est absurde car la France n’est pas isolée sur une île et les Français ne sont pas des imbéciles.

Heureusement, l’IRSN est venue sauver à son niveau l’honneur de la France en communiquant correctement. Mais, la transparence reste l’antithèse de la gestion de l’industrie nucléaire. Et on comprend mieux les difficultés auxquelles l’autorité de sûreté nucléaire , qui reste très prudente, se heurte… De la même manière, prendre des risques pour les personnes parce que sauver l’industrie nucléaire est à ce prix reste l’antienne. Et, dans la volonté de EDF de prolonger jusqu’à 60 ans la durée de centrale alors même que celles qui atteignent 40 ans ont d’immenses difficultés reposent sur la même philosophie. Bref, pour tous ceux qui ont un peu (trop) d’imagination, ce reportage permet d’appréhender ce que pourrait être la gestion d’une catastrophe nucléaire en France.

Ne doutons pas qu’au drame né de l’accident s’ajouterait très certainement un drame né de sa gestion. Dès lors, il faut tout faire pour l’éviter et c’est la raison pour laquelle la sortie du nucléaire à l’horizon de 2050 est une solution raisonnable.

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Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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  1. […] Le reportage diffusé par France 2 hier soir (regarder le replay ici), malheureusement à une heure bien tardive, sur la gestion de la catastrophe de Fukushima et le comportement particulièrement honteux de l’administration française est extrêmement instructif.Tout d’abord, en ce qui concerne la gestion de la catastrophe elle-même, le reportage fait état d’une série d’erreurs humaines. En réalité, le problème n’est pas dans les erreurs humaines ; il est en amont. Il est dans l’arrogance et la prétention de l’industrie nucléaire en général, en l’espèce au Japon, mais la situation est identique en France. Cette arrogance consiste à considérer qu’un accident est impossible et par voie de conséquence à ne pas se poser les questions concrètes de la gestion de l’accident si jamais il se produisait. Quelles personnes accepteraient de se sacrifier en prenant des doses de radioactivité pour assumer un fonctionnement minimum ? Comment remplacer l’électricité défaillante et comment faire sans électricité pour trouver des vannes que de très anciens collaborateurs partis depuis longtemps à la retraite connaissaient parfaitement ? Comment faire coïncider les tuyaux et les robinets ? Toutes ces questions doivent être posées si on imagine qu’un accident est possible.Mais comme l’industrie nucléaire est partie sur l’idée qu’il ne l’était pas, ces questions ne sont pas posées et sont donc sans réponse. L’erreur n’est pas humaine; elle est systémique. Pour prouver que le sujet n’est pas seulement japonais, prenons l’exemple récent de Paluel. Le démontage d’un générateur de vapeur avait fait l’objet de la part de l’autorité de sûreté nucléaire d’une demande d’étude spécifique du risque de chute de ce générateur. Avec son arrogance habituelle, EDF avait refusé de faire l’étude en disant que ce risque n’existait pas. Pourtant, le générateur de vapeur est tombé sur le réacteur, entraînant une mise à l’arrêt pour plusieurs mois, voire peut-être une mise à l’arrêt définitive. De même, le mensonge aux médias comme aux politiques est une donnée constante. Ainsi, apprend-on que Tepco avait caché au premier ministre-au demeurant tout à fait remarquable dans cette affaire-la gravité de la situation et avait envisagé le départ de tout personnel condamnant ainsi l’humanité à une explosion nucléaire majeure. De même, la fonte du corium et la pénétration du radier (qui faisait 8 m d’épaisseur, quand il fait 2 métres après travaux à Fessenheim) a été cachée aux Japonais, pendant de très longues heures. Pour ma part, j’avais retenu de mon voyage au Japon en août 2011 que tout gouvernement confronté à une catastrophe de type Fukushima était en réalité dans l’incapacité de la gérer.Ainsi, l’évacuation de Tokyo (35 millions de personnes) un moment envisagée a été abandonnée faute de faisabilité. Il faut entendre le premier ministre de l’époque, qui a vécu et qui visiblement a été traumatisé par cette expérience, affirmer qu’il faut abandonner le nucléaire partout dans le monde tant le danger est grand. En revanche, l’attitude des autorités françaises, Philippe Faure, ambassadeur de France au Japon, NKM et l’IRSN mis à part, est tragique et honteuse. Un président de l’autorité de sûreté nucléaire Monsieur Lacoste, qui est aux abonnés absents et demande à l’ambassadeur de ne plus téléphoner. Un ministre de l’industrie et son directeur de cabinet qui adoptent par souci de défendre avant tout l’industrie nucléaire une attitude de contrevérités pour ne pas dire de mensonges. Un Quai d’Orsay qui préfère sacrifier ses ressortissants en les exposant délibérément un risque nucléaire pour sauvegarder ses intérêts économiques alors même que les entreprises présentes sur place ont su adopter une attitude beaucoup plus humaine et normale à l’égard de leur personnel. Enfin, un Président de la République qui a l’outrecuidance de s’imposer au Japon alors que le Premier Ministre estimait ne pas pouvoir le recevoir et qui a cru devoir faire la leçon au prétexte de sauver une industrie nucléaire qui déjà en 2011 périclitait. Rappelons en effet que depuis 2007, la France n’a pas vendu un réacteur nucléaire à l’étranger. En revanche, et comme à l’habitude, l’effort demandé aux citoyens français de courir des risques au nom de l’industrie nationale, n’a pas été partagé par cette industrie elle-même. Les salariés d’Aréva ont été les premiers à quitter non seulement le site de Fukushima mais le Japon. EDF et Areva qui n’étaient plus persona grata ont mis plus de trois semaines à envoyer du matériel largement inutilisable et qui visiblement a fait honte à l’ambassadeur de France lorsqu’il l’a réceptionné. Quant aux robots qu’Areva voulait envoyer, les Japonais les ont refusés car ils étaient en réalité inutilisables par le personnel japonais. De tout cela, il faut retenir que si le mensonge de 1984 n’a pu être réitéré dans la même ampleur du fait du changement médiatique, la volonté de mentir est restée identique. Et, les propos du directeur de cabinet du ministre Besson étaient affligeants. Il faut mentir et taire la dimension majeure de la catastrophe pour que cela n’ait aucune incidence sur l’industrie nucléaire. C’est absurde car la France n’est pas isolée sur une île et les Français ne sont pas des imbéciles.Heureusement, l’IRSN est venue sauver à son niveau l’honneur de la France en communiquant correctement. Mais, la transparence reste l’antithèse de la gestion de l’industrie nucléaire. Et on comprend mieux les difficultés auxquelles l’autorité de sûreté nucléaire , qui reste très prudente, se heurte… De la même manière, prendre des risques pour les personnes parce que sauver l’industrie nucléaire est à ce prix reste l’antienne. Et, dans la volonté de EDF de prolonger jusqu’à 60 ans la durée de centrale alors même que celles qui atteignent 40 ans ont d’immenses difficultés reposent sur la même philosophie. Bref, pour tous ceux qui ont un peu (trop) d’imagination, ce reportage permet d’appréhender ce que pourrait être la gestion d’une catastrophe nucléaire en France.Ne doutons pas qu’au drame né de l’accident s’ajouterait très certainement un drame né de sa gestion. Dès lors, il faut tout faire pour l’éviter et c’est la raison pour laquelle la sortie du nucléaire à l’horizon de 2050 est une solution raisonnable. Corinne LepageVous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.  […]

  2. […] Le reportage diffusé par France 2 hier soir (regarder le replay ici), malheureusement à une heure bien tardive, sur la gestion de la catastrophe de Fukushima et le comportement particulièrement honteux de l’administration française est extrêmement instructif.Tout d’abord, en ce qui concerne la gestion de la catastrophe elle-même, le reportage fait état d’une série d’erreurs humaines. En réalité, le problème n’est pas dans les erreurs humaines ; il est en amont. Il est dans l’arrogance et la prétention de l’industrie nucléaire en général, en l’espèce au Japon, mais la situation est identique en France. Cette arrogance consiste à considérer qu’un accident est impossible et par voie de conséquence à ne pas se poser les questions concrètes de la gestion de l’accident si jamais il se produisait. Quelles personnes accepteraient de se sacrifier en prenant des doses de radioactivité pour assumer un fonctionnement minimum ? Comment remplacer l’électricité défaillante et comment faire sans électricité pour trouver des vannes que de très anciens collaborateurs partis depuis longtemps à la retraite connaissaient parfaitement ? Comment faire coïncider les tuyaux et les robinets ? Toutes ces questions doivent être posées si on imagine qu’un accident est possible.Mais comme l’industrie nucléaire est partie sur l’idée qu’il ne l’était pas, ces questions ne sont pas posées et sont donc sans réponse. L’erreur n’est pas humaine; elle est systémique. Pour prouver que le sujet n’est pas seulement japonais, prenons l’exemple récent de Paluel. Le démontage d’un générateur de vapeur avait fait l’objet de la part de l’autorité de sûreté nucléaire d’une demande d’étude spécifique du risque de chute de ce générateur. Avec son arrogance habituelle, EDF avait refusé de faire l’étude en disant que ce risque n’existait pas. Pourtant, le générateur de vapeur est tombé sur le réacteur, entraînant une mise à l’arrêt pour plusieurs mois, voire peut-être une mise à l’arrêt définitive. De même, le mensonge aux médias comme aux politiques est une donnée constante. Ainsi, apprend-on que Tepco avait caché au premier ministre-au demeurant tout à fait remarquable dans cette affaire-la gravité de la situation et avait envisagé le départ de tout personnel condamnant ainsi l’humanité à une explosion nucléaire majeure. De même, la fonte du corium et la pénétration du radier (qui faisait 8 m d’épaisseur, quand il fait 2 métres après travaux à Fessenheim) a été cachée aux Japonais, pendant de très longues heures. Pour ma part, j’avais retenu de mon voyage au Japon en août 2011 que tout gouvernement confronté à une catastrophe de type Fukushima était en réalité dans l’incapacité de la gérer.Ainsi, l’évacuation de Tokyo (35 millions de personnes) un moment envisagée a été abandonnée faute de faisabilité. Il faut entendre le premier ministre de l’époque, qui a vécu et qui visiblement a été traumatisé par cette expérience, affirmer qu’il faut abandonner le nucléaire partout dans le monde tant le danger est grand. En revanche, l’attitude des autorités françaises, Philippe Faure, ambassadeur de France au Japon, NKM et l’IRSN mis à part, est tragique et honteuse. Un président de l’autorité de sûreté nucléaire Monsieur Lacoste, qui est aux abonnés absents et demande à l’ambassadeur de ne plus téléphoner. Un ministre de l’industrie et son directeur de cabinet qui adoptent par souci de défendre avant tout l’industrie nucléaire une attitude de contrevérités pour ne pas dire de mensonges. Un Quai d’Orsay qui préfère sacrifier ses ressortissants en les exposant délibérément un risque nucléaire pour sauvegarder ses intérêts économiques alors même que les entreprises présentes sur place ont su adopter une attitude beaucoup plus humaine et normale à l’égard de leur personnel. Enfin, un Président de la République qui a l’outrecuidance de s’imposer au Japon alors que le Premier Ministre estimait ne pas pouvoir le recevoir et qui a cru devoir faire la leçon au prétexte de sauver une industrie nucléaire qui déjà en 2011 périclitait. Rappelons en effet que depuis 2007, la France n’a pas vendu un réacteur nucléaire à l’étranger. En revanche, et comme à l’habitude, l’effort demandé aux citoyens français de courir des risques au nom de l’industrie nationale, n’a pas été partagé par cette industrie elle-même. Les salariés d’Aréva ont été les premiers à quitter non seulement le site de Fukushima mais le Japon. EDF et Areva qui n’étaient plus persona grata ont mis plus de trois semaines à envoyer du matériel largement inutilisable et qui visiblement a fait honte à l’ambassadeur de France lorsqu’il l’a réceptionné. Quant aux robots qu’Areva voulait envoyer, les Japonais les ont refusés car ils étaient en réalité inutilisables par le personnel japonais. De tout cela, il faut retenir que si le mensonge de 1984 n’a pu être réitéré dans la même ampleur du fait du changement médiatique, la volonté de mentir est restée identique. Et, les propos du directeur de cabinet du ministre Besson étaient affligeants. Il faut mentir et taire la dimension majeure de la catastrophe pour que cela n’ait aucune incidence sur l’industrie nucléaire. C’est absurde car la France n’est pas isolée sur une île et les Français ne sont pas des imbéciles.Heureusement, l’IRSN est venue sauver à son niveau l’honneur de la France en communiquant correctement. Mais, la transparence reste l’antithèse de la gestion de l’industrie nucléaire. Et on comprend mieux les difficultés auxquelles l’autorité de sûreté nucléaire , qui reste très prudente, se heurte… De la même manière, prendre des risques pour les personnes parce que sauver l’industrie nucléaire est à ce prix reste l’antienne. Et, dans la volonté de EDF de prolonger jusqu’à 60 ans la durée de centrale alors même que celles qui atteignent 40 ans ont d’immenses difficultés reposent sur la même philosophie. Bref, pour tous ceux qui ont un peu (trop) d’imagination, ce reportage permet d’appréhender ce que pourrait être la gestion d’une catastrophe nucléaire en France.Ne doutons pas qu’au drame né de l’accident s’ajouterait très certainement un drame né de sa gestion. Dès lors, il faut tout faire pour l’éviter et c’est la raison pour laquelle la sortie du nucléaire à l’horizon de 2050 est une solution raisonnable. Corinne Lepage Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.  […]

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