Monsanto : la vérité si je mens
Communiqué de Richard Hasselmann, directeur de campagne.
L’action individuelle d’un agriculteur met au grand jour les dangers de l’inconduite de certains industriels pour la santé des agriculteurs, d’abord, mais aussi de l ensemble des citoyens.
Pour Corinne Lepage, cette affaire confirme, s’il en était besoin, quatre préoccupations majeures de sa démarche :
1, L’innovation technologique, c’est bien. Encore faut-il qu’elle ne se fasse pas au détriment de la conscience de la terre et du respect de l homme.
2, Cette action individuelle met également en lumière l’intérêt des actions de classe. Il faut que les recours introduits par un seul citoyen –en l’occurrence un agriculteur- soient soutenus, en amont, par l’ensemble de la société civile.
3, Plus généralement, cette affaire témoigne du fait que certains grands groupes industriels, qui perdent de vue leur responsabilité sociale et environnementale, ne sont plus a l’abri. Au même titre que les grands groupes financiers, une certaine forme de désinvolture s’est installée vis-à-vis de la réglementation en vigueur et de la lucidité des citoyens qui entendent maîtriser leur destin.
4, Enfin et surtout, « l’affaire Monsanto » montre l’impérieuse nécessité qu’il y a à valoriser les lanceurs d’alerte et à leur donner un véritable statut.
L’écologie n’est pas une posture à circonstances électoralistes. Elle est une base de réflexion pour mettre en place un projet sociétal de transition. Ce projet de société a pour but de nature à dynamiser les territoires, stimuler l’innovation intelligente tout en respectant les équilibres fondamentaux, gardiens d’un avenir harmonieux pour les générations futures.
C’est en ce sens qu’une avocate est probablement le héraut le plus pertinent pour proposer ce message le 22 avril prochain.















