Europe1 / Le Lab – Corinne Lepage compare la manif de soutien à Fillon au 6 février 1934

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French lawyer responsible for defending Swiss interests Corinne Lepage attends a press conference concerning the French nuclear plant Bugey on March 7, 2016 in Geneva. The Swiss canton of Geneva on March 2, filed a complaint against French nuclear plant Bugey located in the neighbouring French region of Ain, for "deliberately putting in danger the life of others and polluting waters". The legal action came after repeated demands by the Swiss for France to close the nuclear plant down. / AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

La néomacroniste Corinne Lepage compare la manif de soutien à Fillon au 6 février 1934

La néomacroniste Corinne Lepage compare la manif de soutien à Fillon au 6 février 1934

Corinne Lepage. © FABRICE COFFRINI / AFP

La manifestation de soutien à François Fillon, organisée dimanche 5 mars au Trocadéro à Paris, ne ravit pas tout le monde. Au sein même du camp du candidat de la droite, la pilule semble difficile à avaler. C’est encore pire chez les opposants à l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Corinne Lepage, soutien d’Emmanuel Macron, a ainsi comparé cette manifestation parisienne de soutien au candidat convoqué par les juges en vue de sa mise en examen à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934 organisée par les ligues d’extrême droite. Ainsi l’ancienne ministre de l’Environnement de Jacques Chirac a ainsi tweeté l’information de Valeurs actuelles sur la tenue de cette manifestation pro-Fillon :

Irresponsable et anti-républicain. #6février1934

Celle qui a rejoint la campagne d’Emmanuel Macron compare donc cette manifestation à la crise du 6 février 1934 qui tourna à l’émeute place de la Concorde et fit plusieurs dizaines de morts. Rien que ça.

Cette manif gêne également dans le camp de François Fillon. Soutien du candidat, Jean-Frédéric Poisson a fustigé une « campagne contre les juges ». « Des dissensions se manifestent au sein de l’équipe concernant l’organisation de la manifestation de dimanche confiée à Billan (Sens commun) », a tweeté un journaliste du Figaro.

Face à ces critiques et ces inquiétudes, Bruno Retailleau, bras droit de François Fillon, a tenu à préciser, sur Twitter, que « dimanche au Trocadéro, ce n’est pas une manifestation, c’est un rassemblement pour nos valeurs et pour le projet de redressement que porte François Fillon ».

Parler du fond pour tenter de sortir du fond du trou.

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